La prévoyance professionnelle

Un professionnel qui travaille à son compte se doit d’être capable d’anticiper les aléas de la vie. En effet, à cause d’une maladie ou d’un accident, il sera incapable de poursuivre son activité un temps ou indéfiniment. Cela implique qu’il ne recevra plus de revenu et ne pourra plus participer aux finances de son foyer. La prévoyance existe justement pour maintenir son niveau de vie suite à un imprévu. Tout de suite les détails.

Les risques anticipés par la prévoyance professionnelle

Afin de vous protéger, vous et votre famille, efficacement, il importe de savoir les risques que la prévoyance professionnelle assure. Sous conditions, on retrouve alors :

  • L’arrêt de travail ;
  • L’invalidité et la dépendance ;
  • Le décès.

Ainsi, une fois que la souscription à un contrat de prévoyance professionnelle est faite et selon ses conditions, vous êtes protégé contre la suspension de votre activité. Et ce, que cet arrêt soit temporaire ou définitif.

La prévoyance professionnelle va aussi jusqu’à couvrir les frais médicaux issus d’une consultation, une analyse et l’hospitalisation.

Un contrat de prévoyance professionnelle pour compléter les prestations du régime obligatoire

La prévoyance professionnelle vous permet de vous prémunir contre les aléas de la vie. Elle vient compléter les prestations du régime obligatoire, dont les compensations ne suffisent généralement pas à couvrir le manque à gagner des autoentrepreneurs et travailleurs indépendants. En effet, cette assurance complémentaire apporte une aide financière au quotidien.

L’arrêt de travail

L’arrêt de travail dans la prévoyance professionnelle fait référence à une maladie ou un accident. Si un de ces évènements malencontreux vous arrive, vos revenus vont diminuer le temps de votre rétablissement. Notez cependant que vous aurez toujours à régler les charges liées à votre activité.

Certains entrepreneurs individuels comme les commerçants ou les artisans peuvent compter sur les indemnités journalières de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) pour couvrir partiellement leurs charges. Néanmoins, le montant est sujet à quelques conditions, dont un plafonnement et une durée limitée dans le temps. Par ailleurs, en cas d’hospitalisation, l’indemnité offerte aux assurés n’intervient qu’au 4e jour. Vous aurez compris qu’il existe là un délai de carence de trois jours.

Puis, il y a les autres métiers qui ne perçoivent pas d’indemnité en cas d’arrêt de travail. On pense notamment aux :

  • Pharmaciens et directeurs de laboratoires d’analyses médicales (non-médecins) affiliés à la CAVP ;
  • Vétérinaires affiliés à la CARPV ;
  • Notaires dépendants de la CRN ;
  • Agents généraux affiliés à la CAVAMAC ;
  • Professions relevant de la CIPAV ;
  • Officiels affiliés à la CAVOM.

L’invalidité

Dans le cas où vous souffrez d’une invalidité temporaire, la Sécurité Sociale vous garantit un revenu, le temps de votre remise sur pied. Malheureusement, le montant ne comble pas la totalité de votre manque à gagner. Une garantie incapacité de travail peut vous offrir un niveau de ressources plus conséquent. À noter toutefois que la durée et le montant des indemnités journalières versées dépendent des conditions de la garantie incapacité du contrat souscrit.

Si l’invalidité s’avère permanente (partielle ou totale) et conduit donc à une perte d’autonomie, vous aurez besoin d’une rente pour compenser votre perte de revenus. Sans oublier qu’elle facilitera la disposition d’un capital pour aménager votre véhicule et/ou votre domicile, payer les autres frais liés à la dépendance comme le service d’aide à domicile… L’assureur auprès duquel vous avez souscrit une assurance vous versera mensuellement une pension. Le montant de cette dernière repose sur la base de votre salaire annuel moyen et prend en compte la catégorie d’invalidité. En général, les compagnies d’assurance fixent leurs critères d’invalidité sur les taux de la Sécurité Sociale. En revanche, certaines d’entre elles préfèrent établir leurs propres critères.

Le décès

La Sécurité Sociale pour les Indépendants, en cas de décès du professionnel, prévoit effectivement un capital décès. Il s’élève à 8 227,20 € aux bénéficiaires et 2 056, 80 € par enfant à charge de moins de 16 ans. Par contre, on note l’absence de rente à la fois pour le conjoint et les enfants.

Assurer l’avenir de ses proches est tout à fait possible avec la prévoyance professionnelle décès. Les détails du contrat d’assurance décès s’établissent ainsi au préalable en définissant :

  • Le capital ;
  • Les bénéficiaires ;
  • Une rente pour le conjoint survivant ;
  • Une rente éducation afin de financer les études des enfants.

La prestation compensatoire peut également inclure un financement des obsèques. Il va sans dire qu’en cas de décès, la prévoyance professionnelle se montre utile pour répondre aux besoins immédiats. Mais également pour financer les projets à long terme comme l’éducation des enfants.

Prévoyance professionnelle, pas une obligation légale

Souscrire une prévoyance professionnelle ne constitue aucunement une obligation légale. En effet, la décision revient à l’appréciation de chacun. Cependant, en tant que travailleur indépendant, il se révèle intéressant de se préparer à faire face à l’imprévu. À savoir que le niveau de vos revenus dépend du temps consacré à votre activité et de votre état de santé. De plus, une situation d’arrêt de travail même temporaire ne constitue pas un répit pour les frais professionnels. URSSAF, caisse de retraite, emprunts, etc., auxquels s’ajoutent les dépenses quotidiennes relatives à la vie privée (loyer, assurance auto, facture énergétique…).

Par conséquent, la souscription à une prévoyance professionnelle devient une protection financière pour vous-même et votre famille.

Faire le bon choix concernant son contrat et ses garanties

Dès lors que vous êtes décidé à souscrire un contrat de prévoyance professionnelle, vous devez vous poser la question du prix. Il faut dire que ce paramètre varie d’un assureur à un autre. Les compagnies prennent effectivement en compte votre âge, votre état de santé, vos revenus, les garanties, les risques couverts… De ce fait, il convient de comparer les tarifs des assureurs en leur demandant des devis et d’évaluer les options que vous jugez efficaces et indispensables.

Avant de signer le contrat, vous devez être particulièrement attentif à plusieurs détails. On pense notamment à l’âge limite de couverture, les exclusions de garantie, les délais de carence, la définition d’arrêt de travail, d’invalidité et d’incapacité temporaire de travail.

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