L’affacturage inversé : Définition et fonctionnement

Solution de financement à court terme, l’affacturage est de plus en plus plébiscité par les professionnels. Ce système s’applique dans des relations B2B et nécessite l’intervention d’une société d’affacturage appelée « factor ». Toutefois, depuis plusieurs années, une autre forme de l’affacturage a été mise en place par les entreprises. Il s’agit de l’affacturage inversé. Plus concrètement, qu’est-ce que c’est ? Comment fonctionne-t-il ? Pourquoi le choisir ? Quelques éléments de réponses dans ce guide.

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Qu’est-ce que l’affacturage inversé ?

L’affacturage inversé ou « supply chain finance » ou « reverse factoring » est un moyen de financement pour l’entreprise qui souhaite payer ses fournisseurs avant la date d’échéance. Il s’agit d’un financement à court terme, dont la structure bénéficie de la part du factor, ceci dans le but de ne pas impacter sa trésorerie. Contrairement à l’affacturage classique, le reverse factoring permet à l’entreprise de disposer de liquidités pour un règlement anticipé de ses fournisseurs. À cet effet, ces derniers constituent les créanciers et la société est le débiteur.

D’une manière générale, cette solution est utilisée par les grandes entreprises et les services achats des groupes industriels ou de la grande distribution. À noter que ce type d’affacturage n’est accessible que pour les structures ayant un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d’euros. Néanmoins, les TPE et les PME peuvent également y recourir par le biais de financement de factures.

Comment fonctionne le reverse factoring ?

Dans un système d’affacturage inversé, on retrouve le fournisseur, l’entreprise et le factor.

En premier lieu, l’entreprise propose à son fournisseur un règlement au comptant de ses créances. Dès lors que ce dernier accepte, il signe un contrat pour être payé par la société d’affacturage. Après que le produit soit livré ou le service réalisé, le fournisseur transmet les factures à l’entreprise (format papier ou électronique). Puis, celle-ci envoie les factures au factor avec les bons à payer.

Ensuite, le factor transmet un avis de paiement à échéance au fournisseur et effectue le paiement par virement dans un délai de 24 à 48 heures après l’émission des factures. Ici, le fournisseur a le choix entre deux modes de cession :

  • Le mode classique : la société d’affacturage finance toutes les factures émises par le fournisseur.
  • Le mode collaboratif : le factor finance les factures au coup par coup, c’est-à-dire uniquement quand le fournisseur le souhaite.

Enfin, l’entreprise est débitée par le factor à l’échéance des factures reçues. Autrement dit, l’entreprise est tenue de rembourser la société d’affacturage même si le fournisseur ne s’est pas servi de sa faculté à financer ses créances.

Quoi qu’il en soit, la mise en place de l’affacturage passe par plusieurs étapes. Il s’agit de :

  • L’analyse du poste fournisseur
  • L’estimation des profits
  • Le choix de la solution d’affacturage
  • L’application du programme, de la contractualisation, de la communication et de la formation des fournisseurs

Quels sont les avantages de l’affacturage inversé ?

Que ce soit pour le client, le fournisseur ou le factor, l’affacturage inversé présente de multiples avantages.

Pour l’entreprise

L’affacturage inversé est un moyen de financer les fournisseurs qui rencontrent des difficultés, sans impacter leur besoin en fonds de roulement. En effet, l’objectif premier de l’entreprise est d’améliorer le résultat financier de ses fournisseurs, notamment stratégiques. Plus leur accès au crédit est facilité, plus la relation entre les deux parties est entretenue. Cette solution permet donc de fidéliser les fournisseurs ou les sous-traitants par des règlements au comptant sécurisés. Mais encore, elle présente un gain financier potentiel aux fournisseurs si l’escompte qu’ils ont octroyé dépasse les frais et commissions payés au factor.

Par ailleurs, le taux de commission du reverse factoring est en principe moins élevé que celui de l’affacturage classique. De plus, le factor ne peut pas relancer l’entreprise puisque celle-ci s’est engagée de manière contractuelle à rembourser l’avance de fonds à échéance.

Pour le fournisseur

Contrairement à l’affacturage classique où le fournisseur doit obligatoirement payer une commission sur l’ensemble de ses factures, celui-ci dispose d’une faculté de faire financer ou non ses factures émises dans le reverse factoring. Mais encore, il peut avoir accès au crédit à court terme s’il s’agit de montant plus important. Néanmoins, cette option est limitée à la somme des factures émises sur le client.

D’un autre côté, la dématérialisation des flux permet un financement rapide du fournisseur, généralement compris entre 24 et 48 heures dès réception des factures par le client.

Enfin, les normes internationales Financial Reporting Standards (IFRS) permettent au fournisseur de ne pas comptabiliser les créances cédées en cours de financement à condition que celui-ci soit sans recours.

Quel est le coût de l’affacturage inversé ?

Pour déterminer le coût du factoring, il faut prendre en compte :

  • La commission de service
  • La commission de financement

En général, le factor se réfère au taux de l’Euribor à 1 ou à 3 mois auquel il ajoute sa marge afin de calculer la commission de financement. À noter que la marge appliquée est proportionnelle au volume du chiffre d’affaires de l’entreprise.

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