L’ARE ou l’ARCE: Que choisir pour un chômeur-entrepreneur ?

L’ARE ou l’ARCE sont des acronymes souvent difficiles à prononcer pour chacun de nous. Leur connaissance est essentielle si vous êtes en recherche d’emploi et que vous souhaitez créer votre entreprise.

L’ARE comme l’ARCE sont des dispositifs, dont le but principal est de vous aider et de vous encourager, dans la recherche d’emploi ou dans la création de votre entreprise. Ce sont tous les deux des dispositifs très intéressants, avec leurs particularités et offres. Lequel des deux doit être choisi par un chômeur-entrepreneur ou dans quel cas choisir l’ARE ou l’ARCE ?

Pour le chômeur-entrepreneur peu expérimenté, l’ARE semble plus appropriée. L’ARCE vise la reprise en activité d’entreprises aux modèles établis existants.

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L’ARE : Allocation de retour à l’emploi

L’ARE est une allocation remise aux demandeurs d’emploi, qui sont en fin de droits à Pôle emploi. Les personnes inscrites à Pôle emploi peuvent percevoir une allocation de chômage, s’ils répondent à certaines conditions. Ce versement est financé par l’État, qui a fixé des règles d’attribution et le montant de cette aide sociale.

Pour postuler à L’ARE, vous devez répondre aux critères suivants :

  • Vous devez être inscrit au chômage auprès de l’un des Pôles Emploi de votre pays.
  • Vous devez rechercher activement un emploi. Cela signifie que vous êtes obligé de vous rendre dans un centre d’emploi, au moins une fois par semaine et remplir un formulaire d’activité, à chaque fois que vous y entrez.

Vous devez aussi répondre à leurs questions sur vos efforts de recherche d’emploi. Il faut que vous soyez inscrit au chômage, pendant au moins trois mois, sans trouver de travail ni percevoir d’allocations de chômage d’un autre pays durant cette période.

L’ARE est destiné aux chômeurs qui ont travaillé durant un certain nombre d’heures ou qui ont exercé une activité professionnelle, au moins 6 mois avant la fin de leur contrat de travail. Ils ont perdu leur emploi pour une cause indépendante de leur volonté.

 Cette aide est destinée aux demandeurs d’emploi qualifiés et motivés. Il faut que le demandeur d’emploi ait travaillé pendant au moins 6 mois, avant son licenciement, pour en bénéficier.

L’ARE est versé pour un montant n’excédant pas 75 % du salaire mensuel brut. Une somme qui ne peut excéder les 1 835 €. L’ARE peut être versé jusqu’à 12 mois. Un employeur ne peut déduire du salaire du salarié que, ce qui correspond au montant versé par l’ARE. La Caisse de sécurité sociale s’occupe du versement de l’ARE.

Si un salarié perçoit 1 000 € net par mois, et 500 € d’ARE, son employeur ne pourra prélever que 500 € sur son salaire.

L’ARE est une allocation qui permet d’aider les personnes à se réinsérer sur le marché du travail. Il permet de disposer d’une allocation pendant trois ans, soit jusqu’à l’obtention d’un emploi ou la fin des droits aux allocations.

La durée de versement de l’ARE est conditionnée par les ressources du demandeur et par son niveau de formation.

L’ARCE : Une aide au retour à la création d’entreprise

L’ARCE (Aide au Retour à la Création d’Entreprise) est une aide financière déposée aux demandeurs d’emploi, inscrits depuis plus de 12 mois à Pôle emploi. Leur activité salariée ou indépendante a cessé, pour des raisons autres que le décès, la cessation forcée ou le licenciement.

Un crédit d’impôt réduit l’impôt sur votre revenu imposable jusqu’à 50% de vos dépenses liées au lancement de l’activité. L’objectif de cette aide est de vous permettre d’amorcer un nouveau projet, en vous donnant les moyens de vivre au jour le jour, pendant la phase de montée en charge. L’ARCE peut être versée sous forme de capital ou de prêt à taux réduit.

Elle concerne les créateurs en statut auto-entrepreneur, les dirigeants de sociétés et les salariés démissionnaires, ayant atteint leur objectif d’ancienneté et ayant travaillé au moins un an dans l’entreprise qui accueille le démissionnaire. L’ARCE est un dispositif financier destiné à aider les chômeurs de longue durée, à reprendre une activité professionnelle.

Pour pouvoir bénéficier de cette aide, vous devez avoir un projet de création ou reprise d’entreprise (PME), avoir une démarche entrepreneuriale et être en recherche d’emploi.

Cette aide financière s’adresse aux personnes qui ont travaillé dans le secteur privé, public ou associatif, pendant au moins deux ans et qui sont soit au chômage, depuis plus de six mois. Soit, ils ont accompli une étape de reconversion professionnelle, soit ils ne peuvent pas être indemnisés par une assurance chômage, soit aux personnes qui ne bénéficient pas d’une pension de retraite, déjà versée par l’assurance vieillesse.

L’ARCE est attribuée sous condition de ressources et de durée de chômage. Elle est versée pour une durée maximale de 2 ans.

Le montant de l’arc dépend des ressources du demandeur.

  • 10 000 € à 15 000 € pour un couple marié ou pacsé avec enfants ;
  • 7 000 € à 10 000 € pour un couple marié ou pacsé sans enfants ;
  • 4 000 € à 5 000 € pour un célibataire sans enfant.

Lequel choisir entre ARE et ARCE ?

L’ARE (allocation de retour à l’emploi) et L’ARCE (aide au retour à la création d’entreprise) sont des aides financières versées aux salariés, qui souhaitent créer leur entreprise. Lequel choix ?

Cette question revient souvent. Il y a un vrai dilemme, car les deux dispositifs sont très intéressants.

Les chômeurs-entrepreneurs ont des avantages et des inconvénients. Ils ont le droit de se former, de trouver du travail, de préparer leur projet et d’obtenir des subventions. Ils doivent aussi faire des sacrifices.

L’ARE et L’ARCE sont tous deux des aides financières, qui permettent de réduire les charges pour les entrepreneurs en difficulté. Elles sont attribuées par le biais des comités régionaux d’insertion professionnelle des CPNEFP.

Pour en bénéficier, il suffit de remplir un dossier auprès du conseil régional dont vous dépendez. Vous pouvez également faire une demande d’information, auprès du guichet emploi de votre région ou contacter directement votre CPNEFP local.

À l’issue de toute analyse, le premier constat est que les profils des deux dispositifs sont distincts. L’ARE a pour objet la création d’une activité, dans le cadre d’un projet de création/ reprise d’entreprise. Elle est plus adaptée à ceux qui ont une idée personnelle qu’ils souhaitent développer.

L’ARCE vise la reprise en activité d’entreprises aux modèles établis existants. Elle est prioritairement adressée aux professionnels du secteur concerné par la reprise.

Cette analyse mettra en avant trois critères :

  • Lisibilité de chaque dispositif du point de vue du chômeur-entrepreneur ;
  • Sa flexibilité par rapport au fonctionnement et au financement ;
  • La stratégie employée pour entrer à l’initiative dans un projet entrepreneurial.

Étant donné les différences entre ces deux aides financières, nous trouvons plus judicieux de toujours faire appel à un conseiller qui, après des analyses détaillées, pourra alerter le candidat, le chômeur-entrepreneur, sur les bénéfices que l’on peut avoir avec L’ARE ou l’ARCE aussi bien en termes de procédures que de financement.

L’ARE est réservée aux chômeurs qui n’appartiennent ni au secteur de l’éducation ni à celui de la santé. Les demandeurs d’emploi appartenant à ces secteurs, ont le choix entre l’ARE ou l’ARCE.

L’ARCE est mieux adaptée aux demandeurs d’emploi, possédant des projets dans ces secteurs, car l’administration prend en compte, pour ce type de création, l’expérience professionnelle du demandeur ainsi que les formations qu’il a suivies.

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