Peut-on créer une SAS à l’impôt sur le revenu (IR) ?

Subissez-vous la lourdeur de la double imposition alors que choisir une SAS à l’impôt sur le revenu pourrait transformer radicalement la gestion de votre trésorerie dès le lancement ? Nous analysons ici les conditions d’éligibilité strictes de cette option de transparence fiscale pour vous permettre d’imputer vos éventuels déficits professionnels sur votre imposition personnelle de manière immédiate et efficace. Découvrez comment sécuriser ce montage stratégique durant vos cinq premiers exercices en respectant scrupuleusement les seuils d’effectifs et la règle de l’unanimité des associés pour maximiser vos gains financiers réels et votre rentabilité globale.

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Pourquoi opter pour une SAS à l’impôt sur le revenu ?

Après avoir posé le cadre de la SAS classique, il est temps d’explorer pourquoi certains entrepreneurs bousculent ce modèle. Mais au fait, peut-on créer une SAS à l’impôt sur le revenu (IR) (IR) ? Oui, pour la transparence.

Le basculement de l’IS vers la transparence fiscale

La société ne paie plus d’impôt elle-même. Les bénéfices remontent directement dans la déclaration personnelle des associés. C’est le principe de la transparence. Le fisc regarde alors uniquement les revenus des individus.

La SAS devient une société de personnes pour une durée limitée. Cette option dure cinq ans maximum. Elle transforme temporairement le fonctionnement fiscal de la structure.

Il n’y a plus de distinction entre dividendes et bénéfices. Tout gain est considéré comme un revenu immédiat. La double imposition disparaît.

L’intérêt stratégique pour les startups en phase de lancement

L’intérêt est réel pour les entreprises qui anticipent des pertes au début. Ces déficits réduisent l’impôt personnel des fondateurs. C’est un levier financier puissant pour les créateurs.

Les actionnaires accèdent aux fonds sans attendre une assemblée générale. La trésorerie disponible devient un atout. La souplesse de gestion est ici une force majeure.

Ce régime ajuste la pression fiscale selon la réalité du terrain. Les investisseurs apprécient ce réglage lors des premières années. C’est un choix tactique pour la croissance. La flexibilité aide les pousses.

Quelles sont les conditions d’éligibilité pour ce régime ?

Peut-on créer une SAS à l’impôt sur le revenu (IR) ? Mais attention, tout le monde ne peut pas prétendre à ce cadeau fiscal, car l’administration impose des critères très stricts.

Les seuils de chiffre d’affaires et d’effectif salarié

Votre société doit rester à taille humaine. L’effectif salarié doit être inférieur à cinquante membres. Le bilan ou le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser dix millions d’euros.

  • Activités autorisées : commerciale, artisanale, agricole, libérale.
  • Exclusion : gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier.
  • Interdiction : cotation sur un marché boursier réglementé.

Gardez en tête que ces critères sont cumulatifs. Si un seul manque, l’option devient impossible. Vous devez vérifier ces chiffres chaque année pour rester dans les clous légaux.

Une structure d’actionnariat réservée aux personnes physiques

La loi impose une détention par des individus. Au moins 50 % du capital doit appartenir à des personnes physiques. Les sociétés mères sont globalement exclues de ce montage.

Le président ou les directeurs doivent posséder au moins 34 % des parts. Cela inclut aussi les membres de leur foyer fiscal direct. C’est une condition de contrôle familial. Le fisc vérifie ce point.

Bref, oubliez les holdings. Si une autre entreprise possède la majorité, le régime est refusé. L’esprit de la règle cible les petites structures indépendantes et humaines.

Comment activer l’option auprès de l’administration fiscale ?

Une fois les conditions remplies, il reste à franchir l’obstacle administratif pour valider officiellement ce changement de cap.

Délais de notification et formalités d’immatriculation

Lors de la création, la démarche est simplifiée. Il suffit de cocher la case dédiée sur le formulaire d’immatriculation. Alors, peut-on créer une SAS à l’impôt sur le revenu (IR) dès le départ ? Absolument, c’est la voie la plus directe.

Pour une structure déjà active, informez votre service des impôts des entreprises. Cette notification doit intervenir dans les trois premiers mois de l’exercice. Envoyez un courrier recommandé avec accusé de réception. C’est une sécurité nécessaire.

Respectez scrupuleusement ces dates butoirs. Un seul jour de retard provoque un rejet immédiat de votre demande. L’administration ne tolère aucune souplesse sur ces délais légaux très précis.

La règle d’or de l’unanimité entre associés

Chaque associé doit donner son accord écrit. L’unanimité est ici le pilier central. Une seule voix contre suffit à bloquer tout le processus de transition fiscale.

Pour valider ce choix, préparez soigneusement ces éléments :

  • Signature d’un procès-verbal.
  • Annexe contenant l’identité de tous les signataires.
  • acceptation du régime des sociétés de personnes.

Adhérez ensuite à un centre de gestion agréé. Cela évite une majoration forfaitaire de 25 % sur vos bénéfices. C’est une sécurité comptable pour maximiser vos gains réels.

Quels gains financiers tirer de la transparence fiscale ?

Au-delà de la paperasse, c’est le portefeuille qui parle et les économies peuvent s’avérer massives si le calcul est bien fait.

Imputation des pertes et suppression de la double imposition

Si votre SAS encaisse des pertes, l’associé déduit ce déficit de son revenu global. Cela réduit votre impôt personnel sans attendre. Se demander peut-on créer une SAS à l’impôt sur le revenu (IR) ? est un réflexe malin. Cela permet d’alléger sa facture.

Le barème progressif se montre souvent plus clément que l’IS à 25 %. Pour les bénéfices modestes, le gain reste concret. La rentabilité nette grimpe alors en flèche.

Ici, on oublie la Flat Tax de 30 % sur les dividendes. Le bénéfice subit une seule taxation directe. L’argent circule ainsi librement vers l’associé sans frottement fiscal.

Déclaration des bénéfices selon les catégories BIC, BNC ou BA

Votre activité dicte la catégorie fiscale. On choisit entre les BIC ou les BNC selon l’objet social. Les agriculteurs utilisent, eux, le régime des BA.

Chaque associé reporte sa quote-part sur la déclaration 2042. La société ne dépose pas de liasse fiscale séparée pour son propre impôt. Cette simplification administrative soulage réellement le contribuable. C’est un gain de temps précieux.

Attention toutefois au décalage de trésorerie. L’impôt est dû même si le profit reste en banque. Prévoyez donc les fonds nécessaires pour régler le fisc.

Quel impact sur le dirigeant et comment gérer la fin de l’option ?

Peut-on créer une SAS à l’impôt sur le revenu (IR) sans sacrifier sa protection ? Enfin, il faut lever le voile sur le quotidien du président et anticiper le jour où le carrosse redevient une citrouille fiscale.

Statut social du président et traitement des bénéfices

Le président garde son statut protecteur d’assimilé-salarié. L’option pour l’impôt sur le revenu ne change rien à son affiliation. Il reste rattaché au régime général de la sécurité sociale.

Les bénéfices taxés à l’IR échappent aux cotisations sociales. C’est un écart majeur avec le statut d’indépendant classique. Le salaire reste bien distinct du profit pur généré. Cette structure optimise réellement la pression sociale globale.

Gérer une SASU simplifie grandement ces arbitrages fiscaux. L’unanimité est immédiate puisque l’associé est seul. Le dirigeant unique pilote sa fiscalité sans aucune contrainte extérieure pesante.

Conséquences du retour à l’IS après les cinq exercices

Cette parenthèse fiscale s’arrête net après le cinquième exercice clos. La loi interdit formellement de renouveler cette période de transparence. Le couperet tombe alors de manière automatique.

  • Passage automatique au taux normal de l’IS.
  • Impossibilité de revenir à l’IR.
  • Nécessité de modifier la stratégie de rémunération du dirigeant.
  • Fin de l’imputation des pertes sur le revenu personnel.

Une renonciation anticipée reste possible avant le délai légal. Mais ce choix devient définitif pour toute la vie de la structure. On ne fait pas machine arrière.

Opter pour la transparence fiscale en SAS permet d’imputer vos pertes et d’éviter la double imposition durant cinq ans. Vérifiez dès maintenant votre éligibilité pour activer ce levier stratégique avant le délai de trois mois. Maîtrisez votre fiscalité dès aujourd’hui pour propulser sereinement votre entreprise vers un succès durable.

Oui, bien que la Société par Actions Simplifiée (SAS) soit soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS), la loi vous autorise à opter pour le régime de l’impôt sur le revenu (IR). Ce choix instaure un mécanisme de transparence fiscale : la société ne paie plus d’impôt elle-même, les bénéfices étant directement imposés au niveau des associés, proportionnellement à leur participation au capital.

Pour activer cette option, nous vous rappelons que votre SAS doit respecter plusieurs critères cumulatifs : avoir moins de cinq ans d’existence, employer moins de 50 salariés et réaliser un chiffre d’affaires (ou un total de bilan) inférieur à 10 millions d’euros. De plus, l’activité doit être commerciale, artisanale, agricole ou libérale, et la société ne doit pas être cotée en bourse.

L’actionnariat est également strictement encadré : au moins 50 % du capital doit être détenu par des personnes physiques, dont 34 % au minimum par le ou les dirigeants et leur foyer fiscal. Enfin, l’accord unanime de tous les associés est indispensable pour valider ce changement de régime.

L’option pour l’IR est temporaire. Elle est limitée aux cinq premiers exercices comptables de votre société et n’est pas renouvelable. Une fois cette période écoulée, votre SAS bascule automatiquement vers le régime de l’impôt sur les sociétés (IS).

Notez bien que si vous décidez de renoncer prématurément à ce régime pour revenir à l’IS, ce choix est irrévocable. Il vous sera alors impossible de solliciter à nouveau le régime de la transparence fiscale pour cette structure.

Le gain majeur réside dans la possibilité d’imputer les pertes de la SAS directement sur votre revenu global personnel. En phase de lancement, où les déficits sont fréquents, ce levier permet de réduire immédiatement votre impôt personnel. C’est un avantage stratégique par rapport à l’IS, où les pertes sont bloquées au sein de la société.

De plus, ce régime permet de supprimer la double imposition habituelle (impôt sur les sociétés puis Flat Tax sur les dividendes). Les fonds sont également plus accessibles, car les actionnaires peuvent disposer des résultats sans attendre l’assemblée générale annuelle.

Nous vous précisons que l’option pour l’IR ne modifie pas le statut social du dirigeant. Le président de SAS conserve son statut d’assimilé-salarié et reste affilié au régime général de la sécurité sociale, à condition d’être rémunéré. En revanche, sa rémunération n’est pas déductible du résultat imposable de la structure à l’IR, contrairement au régime de l’IS.

Concernant les bénéfices, ils sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 % pour les actionnaires non dirigeants, et de 9,7 % pour les actionnaires dirigeants. Il est crucial de souligner que ces prélèvements sur les bénéfices ne génèrent aucune protection sociale supplémentaire pour les associés.

Si vous créez votre structure, il vous suffit de cocher la case correspondante sur le formulaire d’immatriculation. Pour une société déjà existante, vous devez notifier votre décision par écrit au service des impôts des entreprises (SIE) dans les trois premiers mois de l’exercice concerné.

Cette notification doit impérativement être accompagnée de la signature de l’intégralité des associés. Nous vous conseillons d’utiliser un courrier recommandé avec accusé de réception pour garantir le respect des délais légaux, l’administration se montrant inflexible sur ce point.