Préparez votre projet : étude de marché, business plan

La préparation de votre projet d’entreprise est importante et certaines étapes doivent être validées avant de démarrer officiellement votre activité. On parle notamment de réaliser une étude de marché, de s’assurer de la rentabilité future de votre entreprise par la construction d’un business plan, …

Choisissez votre statut juridique

C’est peut-être l’étape considérée comme la plus complexe par les néo-entrepreneurs. En effet il est souvent difficile de choisir entre les formes juridiques les plus courantes. Pourtant si vous souhaitez entreprendre à plusieurs, la SARL ou la SAS semblent adaptées. Si vous prôner l’indépendance et que ne souhaitez pas vous associer, vous devrez plutôt choisir entre le régime auto-entrepreneur, l’EURL ou encore la SASU.

Rédigez les statuts de votre entreprise

Maintenant que vous êtes prêt à vous lancer, vous devez rédiger les statuts permettant d’officialiser la naissance de votre projet. Vous pouvez choisir de réaliser les démarches par vous même, d’être accompagné par un expert-comptable, un avocat ou encore par une plateforme en ligne.

Déposez votre capital à la banque

Dans le cadre de la création de votre entreprise, vous devez ouvrir un compte professionnel dans une banque afin d’y déposer le montant de votre capital social sur un compte bloqué afin d’obtenir une attestation de dépot des fonds émise par votre banque. C’est notamment grâce à ce certificat que vous obtiendrez le fameux K-BIS. Avec ou sans financement professionnel, banque en ligne ou traditionnelle, c’est à vous de choisir

Domiciliez votre entreprise

Vous devez choisir le siège social de l’entreprise, autrement dit l’adresse à laquelle vous exercerez votre activité professionnelle. La domiciliation du siège l’entreprise peut avoir lieu chez le dirigeant (gérant ou président), dans une société de domiciliation, ou encore dans un local commercial ou des bureaux loués ou achetés.

Publiez votre annonce légale en ligne

Pour toute création ou modification statutaire, une annonce légale doit être publié dans un journal habilité. Vous pouvez publier votre annonce légale en 2 clics grâce à nos formulaires en ligne. Votre annonce est automatiquement mise en forme sans intervention de votre part. Vous obtiendrez une attestation de publication entre 2 et 24 heures ouvrées afin de compléter votre dossier de création d’entreprise.

Accomplissez vos démarches pas à pas

Il vous reste une formalité à accomplir afin d’obtenir votre KBIS ! Vous devez déposer votre dossier au Greffe du tribunal de commerce au Centre de formalité des entreprises.

Vous pouvez désormais commencer à développer votre activité. Pour ce faire, vous aurez certainement besoin de vous assurer, de trouver un financement, de réaliser la comptabilité, …

Nos conseils pour réussir votre création d’entreprise et limiter les risques

Alternative très intéressante, notamment pour les jeunes, l’entrepreneuriat n’est pourtant pas un long fleuve tranquille. Et ce, que ce soit pour une création ou une reprise d’entreprise. En effet, l’aventure entrepreneuriale n’est pas sans risques. Elle demande une implication importante de la part des porteurs de projet aussi bien sur le plan financier qu’humain. De toute évidence, les obstacles sont légion, mais ce n’est pas une raison de ne pas se lancer. Il suffit tout simplement de savoir limiter le plus possible les risques dans le cadre de son projet. Vous êtes entrepreneur et vous souhaitez entreprendre en toute sécurité ? Retrouvez alors dans cet article tous nos conseils pour limiter les risques lors d’une création d’entreprise.

Se poser les bonnes questions

Monter sa propre société ne s’effectue pas sur un simple coup de tête. La création d’entreprise nécessite beaucoup de réflexion : « il faut y regarder deux fois avant d’agir ». Ainsi, commencez par vous poser les bonnes questions. Avez-vous vraiment envie de devenir entrepreneur ? Disposez-vous du bon profil pour entreprendre ? Certains de vos traits de caractère ne risquent-ils pas de constituer un frein pour le développement de votre projet ? Votre idée est-elle bonne ? Est-ce le moment idéal pour vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Il est alors important de répondre à ces interrogations avant de commencer une quelconque démarche. Plusieurs solutions s’offrent dès lors à vous :

  • Allez à la rencontre des entrepreneurs déjà établis dans le secteur où vous désirez percer, demandez-leur des conseils et des retours d’expérience.
  • Identifiez les défauts (impatience, manque de confiance en soi, etc.) qui peuvent mettre en péril les avancées de votre projet de création et travaillez dessus.
  • Prenez contact avec un organisme qui pourra vous accompagner dans la définition de votre projet. À l’instar du Réseau Entreprendre, de BGE (réseau associatif national d’aide à la création d’entreprises) et des chambres de commerce et de l’industrie. Vous adresser à ce type de structure vous permettra en outre de vous assurer que vous avez bien le profil d’entrepreneur.

Préférer un statut juridique qui limite sa responsabilité

Pour constituer sa société, un créateur d’entreprise doit suivre différentes étapes, dont le choix du statut juridique. Dans ce cas, de nombreuses options sont possibles. Toutefois, il faut savoir que cette décision a un impact considérable sur l’étendue de la responsabilité de l’entrepreneur. Effectivement, certains statuts juridiques sont plus protecteurs puisqu’ils préservent le patrimoine personnel du porteur de projet. Concrètement, ils limitent la responsabilité de ce dernier au montant de ses apports. SA, SARL, EURL, SAS, SASU, EIRL, SCI ou association c’est selon les attentes de chacun.

Mais, il existe aussi des statuts juridiques plus risqués comme les entreprises individuelles, les auto-entrepreneurs et les SNC. De fait, en optant pour l’un de ces statuts, vos biens personnels (sauf votre résidence principale) ne pourront pas être à l’abri de vos créanciers professionnels. Par contre, vous pouvez y remédier en réalisant une déclaration d’insaisissabilité qui vous permettra de sauvegarder l’ensemble des biens fonciers personnels qui ne sont pas affectés à votre activité professionnelle.

Bien s’entourer et oser demander de l’aide

L’entrepreneuriat est un véritable parcours du combattant, en particulier pour les créateurs d’entreprise qui se lancent en solo. C’est pourquoi il ne faut surtout pas hésiter à prendre appui sur des structures d’accompagnement qui ne manqueront pas de vous aider, tout particulièrement pendant les moments difficiles. Incubateur ou accélérateur d’entreprise, structure publique ou privée, expert-comptable, …, vous avez l’embarras du choix. Mais, peu importe votre choix, la structure qui vous accompagnera saura vous aiguiller au mieux. D’ailleurs, la création d’entreprise requiert des compétences et des connaissances diverses. À savoir le marketing, la communication, la gestion financière, le management, le droit… En outre, se mettre en rapport avec les réseaux d’entrepreneurs permet de limiter au maximum l’isolement. D’autant plus que cela favorise le partage de compétences.

Anticiper le risque financier en faisant correctement ses comptes

Le risque financier est surement l’un des points les plus importants à prendre en compte pour tout projet de création d’entreprise. Ainsi, pour limiter la casse, il convient de bien faire ses comptes.

Effectuer une étude de marché et une étude financière

Bien évidemment, pour monter son entreprise, il est crucial de réaliser une étude de marché. Il s’agit d’analyser ses concurrents, d’estimer son chiffre d’affaires et d’étudier sa clientèle. Et ce, afin de procéder à une évaluation du potentiel commercial de son projet de création d’entreprise. Une étude financière est également de mise, surtout en ce qui concerne la recherche de financement pour la constitution et le fonctionnement de sa société. Pour cela, l’entrepreneur doit :

  • Évaluer le montant des investissements et leur financement
  • Vérifier la faisabilité et la rentabilité de son activité
  • Définir un plan de trésorerie

Monter un business plan en béton

Il va sans dire que le meilleur moyen d’anticiper le risque financier lié à son projet de création est de rédiger un business plan impeccable. Ce document de référence sert en effet de feuille de route au créateur d’entreprise. Il permet en plus de mettre en valeur son projet et de rassurer son banquier sur sa capacité à rembourser son emprunt. Mais, il permet aussi de convaincre ses futurs partenaires et investisseurs potentiels quant à la réussite de son projet.

Compter sur le maintien de ses allocations chômage

S’engager dans l’entrepreneuriat tout en continuant de bénéficier de ses allocations chômage, voilà une alternative que la plupart des entrepreneurs adoptent pour limiter le risque financier lié à la constitution d’une entreprise. Pour cela, vous n’avez qu’à vous adresser à Pôle emploi en signalant votre création d’entreprise et en indiquant votre volonté de profiter du maintien de vos allocations. Bien entendu, vous devez fournir certains justificatifs pour votre demande :

  • Statuts
  • Extrait Kbis
  • Justificatif de rémunération

Pour assurer sa sécurité financière, il est même recommandé de garder son emploi ou d’exercer une activité à temps partiel pendant la période de formation de sa structure.

Cautions et garanties personnelles : à éviter !

Les entrepreneurs sollicitent le plus souvent l’aide de la banque pour financer leur projet de création. Néanmoins, les institutions bancaires leur imposent la plupart du temps de fournir des garanties ou des cautions personnelles. Un très grand risque qu’il vaut mieux éviter ! De fait, si vous ne pouvez pas honorer les engagements qui en découlent, vous risquez tout simplement de mettre votre patrimoine personnel en péril.

Par contre, si vous devez absolument vous porter garantie sur votre patrimoine personnel, des moyens existent pour limiter la casse :

  • S’adresser à des organismes de soutien à la création d’entreprise (exemple : BPI France) qui proposent des dispositifs aidant les entrepreneurs à prendre en charge une partie de la caution ou pour bénéficier de prêt sans garantie
  • Réduire au maximum la durée de la caution
  • Faire lever la caution une fois la dette remboursée
  • Privilégier une souscription à une caution réelle
  • Ne jamais se porter garant pour un associé

En résumé, voici nos conseils de bon sens

  • Ne négligez pas l’étude de marché et le business plan, comme le font trop d’entrepreneurs. ils vous permettent de vous assurer de la viabilité de votre projet. Et ne soyez pas trop optimistes sur les chiffres !
  • Réfléchissez au financement de votre projet à court, moyen et long terme. Allez vous faire appel à des financements bancaires, à des business angels ? Votre projet est-il éligible aux aides publiques ?
  • Prenez le temps de choisir votre structure juridique afin de protéger votre patrimoine et donc votre famille ou encore d’optimiser la fiscalité de votre entreprise ou le statut social du dirigeant.
  • Vous pouvez domicilier votre entreprise chez vous, dans une société de domiciliation, dans un espace de co-working, … Chaque solution ayant des avantages et des inconvénients, prenez du temps pour bien choisir.
  • La plupart du temps, vous devrez ouvrir un compte bancaire professionnel, alors n’hésitez pas à comparer les différents acteurs du marché : banque traditionnelle ou banque en ligne, à vous de choisir !
  • Réalisez les formalités juridiques dans le bon ordre, sous peine de perdre du temps au Greffe du Tribunal de Commerce alors que vous avez bien d’autres choses à faire !
  • Pourquoi ne pas étudier la franchise si vous n’avez pas d’idée mais que vous avez l’âme d’entrepreneur
  • Sachez vous entourer de bon professionnels : Expert comptable, banquier, avocat, courtier en financement,… même si leurs conseils ont un coût, il vous éviteront certain écueils !
  • Enfin il vous faudra assurer votre entreprise contre certains risques liés à votre activité.