Quelles sont les meilleures solutions de recouvrement de créance ?

Les factures impayées mettent en péril la situation financière des entreprises au point que certaines d’entre elles finissent en faillite. Pour ne pas en arriver là, il convient de prendre rapidement en main le recouvrement de ces créances. Voici un tour d’horizon sur les solutions les plus efficaces pour recouvrer une créance.

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Le recouvrement à l’amiable

Le recouvrement à l’amiable est certainement l’une des meilleures options pour récupérer une créance. Cette démarche constitue d’ailleurs la première étape à franchir pour réclamer son dû auprès d’un débiteur récalcitrant.

Cette technique est privilégiée par bon nombre de professionnels en raison des avantages qu’elle confère.

Une procédure simple, rapide et peu coûteuse

Une négociation à l’aimable permet d’éviter de porter l’affaire devant les tribunaux. Ainsi, l’entreprise n’a pas à subir une procédure judiciaire longue et coûteuse. Par ailleurs, le recouvrement à l’aimable se présente comme une alternative simple, rapide et peu coûteuse pour recouvrer une créance.

Il demande peu de moyens par rapport au recouvrement judiciaire qui engage souvent de grosses dépenses. Parfois, un simple appel suffit pour rappeler son obligation au débiteur et régler la situation.

Ainsi, le créancier récupère rapidement son argent sans engager de frais. Ce qui n’est pas le cas lors d’un recouvrement judiciaire où il faut attendre des semaines, voire des mois pour obtenir une injonction de payer.

Conserver de bons liens avec le client

En privilégiant le dialogue, la négociation à l’amiable préserve les relations avec le client malgré le problème de la dette. D’autant plus qu’une poursuite en justice risque de nuire à la réputation de ce dernier. Pourtant, il est bon de se rappeler que fidéliser un client revient moins cher que de conquérir un nouveau. Donc, au lieu de mettre fin à une relation commerciale pour une facture impayée, il vaut mieux tenter de trouver une solution qui conviendra aux deux parties. 

Simple et efficace, cette démarche permet à l’entreprise créancière d’obtenir l’intégralité ou une partie de la somme due, sans détériorer sa relation avec le client. Elle peut ainsi assurer la bonne marche de ses activités. 

Comment procéder à un recouvrement à l’amiable ?

Il existe diverses manières de procéder à un recouvrement aimable. Dans un premier temps, on peut contacter l’acheteur par téléphone ou email pour lui rappeler l’arrivée à terme de l’échéance.

On peut aussi rencontrer le débiteur afin de comprendre en détail les raisons du retard de paiement.

L’idée est de trouver une solution satisfaisante pour chacune des parties. Il est par exemple possible de faciliter l’acquittement des impayées en proposant un règlement échelonné.

Une autre méthode consiste à adresser une lettre de relance avec accusé de réception au client. Visant à formaliser la procédure, ce courrier doit mentionner de façon claire et précise des informations sur la créance telles que le montant de la dette, le numéro de la facture et sa date d’échéance.

Si cette lettre reste sans réponse, l’entreprise est en droit de donner un dernier avertissement à son débiteur par le biais d’une lettre de mise en demeure. À travers ce courrier, elle le notifie du délai de paiement accordé et l’informe des risques qu’il encourt s’il ne règle pas ses dettes.

Le recours à un intermédiaire pour recouvrer les créances

Il est également possible de déléguer le recouvrement des créances à un tiers. Afin d’optimiser cette démarche, l’idéal est de faire appel à un professionnel qui possède une solide formation juridique et qui maîtrise bien les techniques de négociation. C’est indispensable pour augmenter les chances de récupérer les créances. 

Un cabinet de recouvrement

La première option est de mandater une société de recouvrement pour recouvrer les impayées. En cas de défaut de paiement, ce prestataire procède au recouvrement à l’amiable ou contentieux des créances. Il se charge des différentes étapes de la procédure, de la relance du débiteur jusqu’à l’encaissement des sommes dues.

Cette alternative se révèle avantageuse dans la mesure où elle permet à l’entreprise de gagner un temps précieux.

À savoir que le cabinet recouvrement est rémunéré en pourcentage des créances.

Un professionnel du droit

Pour mettre davantage de pression sur un débiteur qui tarde à payer, le créancier peut solliciter l’intervention d’un avocat. En effet, l’implication de ce professionnel de droit est généralement intimidante. En faisant appel à lui, l’entreprise a plus de chance de régler rapidement les créances. Et en cas de suite judiciaire, elle peut compter sur son accompagnement.

Mais les services de l’avocat ne se limitent pas seulement au stade contentieux. Il peut aussi apporter son aide lors d’un règlement à l’amiable. Maîtrisant les techniques de conciliation, il sait préserver les relations avec le client débiteur.

À part l’avocat, l’huissier de justice peut aussi intervenir dans une procédure de recouvrement de créances. Souvent, les sociétés font appel à lui pour le recouvrement des petites créances inférieures à 4000 euros.

Le recouvrement de créance en ligne

À l’ère de la digitalisation, de nombreuses legaltechs proposent un service dématérialisé de recouvrement de créance. En recourant à cette option, le créancier a la possibilité de recouvrer les impayés en ligne.

Pour ce faire, il suffit de se rendre sur la plateforme du prestataire et remplir un questionnaire pour exposer la situation.

Il faut ensuite transmettre les pièces justificatives comme les bons de commande et les factures en les numérisant. Ceci fait, la legaltech s’occupe de A à Z de la procédure.

En contrepartie, elle se rémunère sur un tarif forfaitaire ou un pourcentage de la créance. 

Le logiciel de recouvrement de créances

Le logiciel de recouvrement est un outil qui permet de gérer le recouvrement des créances en interne, sans passer par un tiers. Concrètement, ce programme informatique dresse de manière automatique une liste des factures selon la date d’échéance. Il notifie ensuite le créancier à la date donnée. Ce logiciel automatise également l’envoi des relances clients et peut proposer le règlement en ligne des créances.

Avec cet outil, l’entreprise dispose d’une visibilité en temps réel sur l’encours client. Elle peut ainsi détecter à temps la moindre anomalie et prendre les mesures nécessaires. Ce qui lui permet d’éviter en amont les retards de paiement.

L’affacturage 

L’affacturage se présente comme une solution intéressante pour se prémunir contre les risques d’insolvabilité du débiteur. Cette technique consiste à céder les créances à une société d’affacturage appelée « factor ». Cette dernière verse à l’entreprise le montant de la créance. À la date d’échéance, le débiteur s’acquitte de sa dette auprès du factor.

Cette alternative séduit dans la mesure où elle permet de pallier un manque de trésorerie. En ayant recours à cette option, le créancier obtient rapidement son argent et peut ainsi poursuivre son activité.

Par ailleurs, l’affacturage permet à l’entreprise de se décharger de la gestion du recouvrement de ses factures clients. Selon les modalités prévues dans le contrat d’affacturage, le factor s’occupe de recouvrer les créances. Il en ressort un gain de temps à consacrer entièrement à l’essentiel de l’activité.

L’assurance-crédit

Au même titre que le local et les biens matériels peuvent être couverts par une assurance, les créances peuvent également bénéficier d’une protection contre le risque d’insolvabilité des clients.

Lorsqu’une entreprise souscrit une assurance-crédit, elle dispose d’une garantie de créance qui la protège des pertes occasionnées par un défaut de paiement.

En intervenant à différents niveaux, cette solution présente des atouts. 

La prévention des risques clients

En amont, l’assureur étudie la santé financière de la relation commerciale. Il évalue entre autres la solvabilité et la fiabilité des clients. À cet effet, il analyse de manière scrupuleuse leurs états financiers, notamment leurs bilans et comptes de résultat. Cette démarche est par ailleurs maintenue tout au long de la validité du contrat. Elle permet à l’entreprise de limiter les risques d’intérêt en sélectionnant mieux ses clients ou en appliquant un process spécifique à un mauvais payeur.

L’optimisation du recouvrement des créances

Si malgré les mesures de prévention prises, un retard de paiement survient, l’assureur se charge de recouvrer l’impayé. Il peut s’occuper de la rédaction et de l’envoi des lettres de relance dans le cadre d’un recouvrement amiable, de la procédure judiciaire ainsi que de l’encaissement des créances. L’entreprise n’a donc pas à se soucier de ces tâches chronophages. Ce qui lui confère un gain de temps précieux.

L’indemnisation en cas de perte

Au cas où le recouvrement est infructueux ou que la procédure prenne du temps, l’assureur indemnise l’entreprise créancière selon les modalités du contrat d’assurance. Néanmoins, l’indemnisation ne couvre pas l’intégralité de la somme due. En général, elle s’élève entre 60 % et 90 % de la facture. Ce qui permet tout de même de préserver la trésorerie de l’entreprise et de réduire considérablement le manque à gagner.

Le recouvrement judiciaire

Le recouvrement judiciaire vient seulement en dernier recours lorsque le recouvrement à l’amiable n’est pas concluant. La plupart des entreprises préfèrent ne pas arriver à ce stade en vue de préserver la relation commerciale avec le client.

Mais dans certains cas, surtout quand le débiteur semble de mauvaise foi, cette procédure légale s’avère indispensable. En effet, saisir la justice se présente comme le seul moyen de forcer un client récalcitrant à régler ses dettes. De plus, cette solution permet d’établir avec exactitude la créance et de la récupérer à travers des mesures d’exécutions, sans que cela dépende de la volonté du client.

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