Tout savoir sur l’indemnité inflation pour les étudiants

Le gouvernement français a mis en place une aide particulière afin de soutenir les citoyens dans un contexte d’inflation nationale et mondiale. Cette dernière concerne entre autres la flambée du cout des énergies. Comme les étudiants figurent parmi les souches vulnérables de la population face à cette hausse des prix, ils peuvent également en jouir. Toutefois, ils doivent remplir certaines conditions pour pouvoir bénéficier de cette aide financière. Découvrez les essentiels sur l’indemnité inflation pour les étudiants. Prenez par la même occasion connaissance des autres mesures en faveur des jeunes universitaires.

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Indemnité inflation : quels étudiants sont éligibles ?

La majorité des jeunes ne disposent pas d’une source stable de revenu. Si au départ, spécialement pour l’année 2021, l’aide à la rentrée accordait directement une somme de 100 euros aux étudiants. En 2022, s’ajoute à ce montant une somme de 50 euros pour chaque enfant à la charge permanente de l’allocataire.

L’indemnité inflation est un numéraire défiscalisé. La valeur nette sera versée sur le compte bancaire des bénéficiaires. Aucune taxe ni charge ne sera retirée. Et sa dépense sera arbitraire.

Les universitaires pourront investir dans l’achat de fournitures scolaires, la restauration ou le paiement de loyers et différentes factures.

Cependant, ce ne sont pas tous les jeunes inscrits dans les établissements supérieurs qui peuvent en bénéficier. En effet, afin d’être éligible, il faut remplir certaines conditions.

Ont droit à ce bouclier financier, les étudiants inscrits dans une université (dans un établissement académique ou professionnel) en France métropolitaine ou dans les départements et les régions françaises d’outre-mer, remplissant au moins un des critères suivants :

  • titulaire d’une bourse d’État,
  • disposant d’une aide sous conditions de ressources auprès des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous),
  • bénéficiaire d’une aide personnelle au logement (APL),
  • exerçant un emploi (salarié ou indépendant) avec un revenu mensuel inférieur à 2 000 euros.

L’indemnité s’adresse principalement aux étudiants à modeste niveau de vie. Elle est ouverte d’office aux boursiers. Les non-boursiers doivent par contre être couverts par les différentes aides destinées aux étudiants ou exercer une activité professionnelle.

Toutefois, l’âge n’est pas un critère d’éligibilité à l’indemnisation. En effet, l’âge moyen d’entrée à l’université avoisine les 18 ans. Les études supérieures accueillent ainsi des bacheliers mineurs ; au risque d’exclure une bonne proportion de la population cible.

Quelles modalités de versement ?

La première vague de versements eut lieu entre les mois de décembre 2021 et janvier 2022. Cette année encore, les mesures ont étés maintenues vu l’invariance des prix. Le premier versement pour la rentrée 2022 – 2023 fut en septembre 2022.

Le responsable des versements varie selon le cas de l’étudiant. Les règlements seront assurés par :

  • le ministère de l’Enseignement supérieur, les Crous ou l’établissement d’inscription en ce qui concerne les boursiers,
  • les caisses d’allocations familiales (CAF) ou la mutuelle sociale agricole (MSA) pour les bénéficiaires d’une APL,
  • l’employeur dans le cas des étudiants salariés ou agents publics (santé, défense, etc.),
  • l’URSSAF s’ils exercent un emploi en indépendant.

Cette décentralisation garantit une rapidité de règlement. De plus, elle permet un suivi individualisé des publics cibles pour les organismes payeurs. En effet, un étudiant a droit à une seule indemnité. Elle est non cumulable. En somme, remplir plusieurs critères n’ouvre pas à plusieurs versements.

Cependant, il n’est pas rare qu’un étudiant salarié encaisse une somme de la part de son employeur et une autre venant de son service de financement. Dans la mesure d’une double perception d’indemnité d’inflation, le concerné est tenu de rendre l’excédent à l’État. Par ailleurs, le trop-perçu peut faire l’objet d’une récupération de la part de l’administration fiscale.

Quid des autres mesures d’accompagnements ?

L’indemnité inflation est une mesure commune. Toutefois, le gouvernement a mis en place des initiatives supplémentaires en faveur des universitaires. À cet effet, les jeunes pourront bénéficier d’un(e) :

  • maintien des tarifs des droits d’inscription ;
  • gel des loyers dans les logements Crous ;
  • augmentation de 3,5 % de l’APL pour les bénéficiaires ;
  • revalorisation de l’ordre de 4 % des bourses sur critères sociaux ;
  • offre de restauration à 1 euro dans les Crous pour les étudiants en situation de précarité,
  • dispositif Santé Psy Étudiant,
  • et Pass’Sport de 50 euros ;
  • promotion de contrats d’alternance par le moyen des aides octroyés aux employeurs.

Par ailleurs, les droits d’inscriptions sont maintenus à 170 euros dans le cadre de la Licence, 243 euros pour le Master et 380 euros quant au Doctorat. Les boursiers sont par contre exemptés de ces charges. Ils ont droit également à une exonération de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC).

En ce qui concerne la réduction du prix de la restauration, elle s’adresse aux étudiants, boursiers ou non, avec une condition instable justifiée. Les autres bénéficient, pour leur part, d’un tarif social de 3,30 euros.

Ces mesures facilitent non seulement l’intégration des jeunes dans leur étude supérieure, mais anticipent également leur insertion professionnelle.

L’accompagnement dans le cadre de la rentrée universitaire promeut la valorisation de l’engagement en faveur de la société. En effet, le volontariat offre une plus-value sur le profil du futur demandeur d’emploi. De plus, l’indemnité de service civique a fait l’objet d’une révision.

Actuellement, les études supérieures tendent à s’assouplir en faveur d’une individualisation de parcours. Nous pouvons par exemple citer la possibilité d’assister à un cours normalement inaccessible via les notes partagées ou les ressources numérisées.

Les étudiants peuvent d’ailleurs intégrer une entreprise dans la poursuite de leur formation initiale ou continue dans le cadre de l’alternance.

Finalement, comme un effort intellectuelle et physique vont toujours de pair, le Pass’Sport est désormais ouvert aux jeunes boursiers mis à l’écart de la pratique régulière d’une activité sportive du fait de leur difficulté financière. Ce dispositif sert notamment à alléger la totalité ou la moitié des droits d’adhésion à différentes structures.

Autant de mesures qui vont directement à l’endroit des étudiants. Elles ont été échafaudées par le gouvernement dans le cadre de l’urgence sur le pouvoir d’achat.