Prêter de l’argent à une entreprise : comment ça marche ?

La quasi-totalité des entreprises a recours aux financements extérieurs pour combler leurs besoins d’argent (investissement, achat de marchandises ou de matériels, développement à l’international). En effet, les excédents de trésorerie ne suffisent pas toujours à les financer. Pour cela, les entreprises peuvent se faire prêter de l’argent. Quelles sont les différentes solutions ? Comment ça marche ? Les réponses dans les lignes qui suivent. 

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Le compte courant d’associés 

Le compte courant d’associés souvent le moyen le plus utilisé par les entreprises pour avoir des financements. Le prêt doit répondre à des besoins réels de la société. 

Comment ça se passe ?  

Le principe est simple. Les associés versent l’argent sur le compte bancaire de l’entreprise (par chèque ou par virement bancaire), souvent au prorata de leur participation dans le capital social.

Depuis la loi Pacte, les associés de SARL et les actionnaires de SAS, SA ou SCA ne sont plus soumis à la condition de 5 %. Autrement dit, ils peuvent prêter de l’argent à leur société même s’ils détiennent moins de 5 % dans le capital social. Néanmoins, les statuts peuvent prévoir d’autres conditions spécifiques.  

Le prêt accordé peut être rémunéré, à condition d’avoir l’approbation des associés. Le taux d’intérêt est généralement de 3 à 5 %. déterminé le plus souvent au cours d’une assemblée générale des associés. 

Les modalités de remboursement

En principe, l’associé peut récupérer à tout moment sa mise, mais il est possible d’imposer un délai minimum de récupération. Dans ce cas, il faut prendre en compte :

  • La situation financière de l’entreprise ;
  • Les conditions prévues dans les statuts ;
  • Les décisions prises par l’assemblée générale des associés. 

Les intérêts versés à l’associé ne sont pas des rémunérations. À ce titre, ils ne supportent pas de cotisations sociales et ne font pas bénéficier de prestations sociales (allocations familiales, assurances maladie. Néanmoins, ils supportent des prélèvements sociaux [CSG et RDS]. 

Les alternatives au compte courant d’associés

Le prêt bancaire

Que ce soit dans le cadre d’une création d’entreprises ou en cours de vie sociale, les banques accompagnent les entreprises dans leur projet via des prêts professionnels. Néanmoins, une banque est une entreprise et son objectif est d’être rentable. C’est pourquoi elles sont exigeantes dans leur analyse des risques. 

En principe, dans le cadre d’une création, les banques n’investissent que dans les projets où les créateurs peuvent apporter au moins 30 % des fonds. En outre, elles prennent également en compte l’expérience de l’équipe derrière le projet. 

En tout cas, chaque banque a ses critères d’évaluation d’un projet. Pour mettre toutes les chances de ses côtés, l’entrepreneur doit porter une attention particulière à son dossier

Le microcrédit

Comme son nom l’indique, le microcrédit est un prêt d’argent dont le montant est faible [jusqu’à 10 000 euros]. Il est octroyé par des acteurs associatifs comme Adie. 

L’obtention d’un microcrédit est soumis à plusieurs conditions :

  • Le projet : marché, résultat prévisionnel, etc.
  • L’équipe dirigeante : formation, expérience, etc.
  • La capacité de remboursement de la société.

Le financement participatif 

Le financement participatif ou crowdfunding permet à tous — professionnels et particulier — de financer une entreprise. Il peut se présenter sous forme de dons [reward crowdfunding] ou de prêt [crowdlending].

Le crowdlending peut être :

  • Un prêt sans intérêt ;
  • Un prêt avec intérêt, sans caution ni garantie ;
  • Ou un prêt en minibons. 

Dans tous les cas, il permet de financer les besoins des entreprises qui ne sont pas prises en compte par les banques. C’est notamment le cas des investissements immatériels et des besoins en liquidités. 

Le prêt dure 7 ans au maximum. S’il est rémunéré, le taux est de 8 % en général. En fonction du type de prêt, le montant moyen collecté se situe entre 1 000 euros et 200 000 euros.

Le crowdlending vient souvent en complément du prêt bancaire

Le crédit interentreprises 

La mise en place de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a permis aux entreprises de prêter de l’argent à d’autres entreprises

Par conséquent, depuis le 1er janvier 2016, les sociétés commerciales [SA, SARL et SAS] peuvent prêter des fonds à des microentreprises, à des TPE/PME et à des ETI. Ce prêt est toutefois soumis à de nombreuses conditions, entre autres :

  • Le prêt est effectué à titre accessoire ;
  • La durée doit être inférieure ou égale à deux ans ;
  • Les prêts accordés ont la forme d’un contrat de prêt ;
  • L’entreprise qui prête a un excédent de trésorerie ;
  • Les entreprises prêteuses doivent attester d’un lien économique qui justifie le crédit [même groupement d’intérêt public, même groupement attributaire d’un marché public, sous-traitant direct ou indirect, etc.].

Les business angels et les fonds d’investissement

Ce sont des professionnels qui investissent souvent dans des entreprises en création ou en pleine croissance. Ils sélectionnent rigoureusement les entreprises dans lesquelles ils vont injecter de l’argent. Ainsi, les entreprises ont intérêt à bien préparer leur projet. 

Les business angels

Souvent sollicités lors d’un projet de création ou de reprise d’entreprise, les business angels sont des personnes physiques qui prêtent de l’argent essentiellement aux entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Ce sont des professionnels dans leur domaine, doté de plusieurs années d’expérience dans l’entrepreneuriat et ayant des fonds importants. Non seulement ils investissent financièrement dans la société, mais ils leur apportent également leur expertise et leur réseau. Ils sont ainsi de véritables leviers de développement pour la société. 

Les fonds d’investissement

Les fonds d’investissement sont des sociétés [des personnes morales] dont le capital social est contrôlé par des investisseurs privés ou publics. Ils financent principalement les PME dans le cadre de leur développement. Les prêts prennent souvent la forme de :

  • Embauche de nouveaux collaborateurs ;
  • Achats de nouveaux équipements et matériels ;
  • Etc. 
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