Vous êtes à la recherche de financement pour le démarrage de l’activité de votre entreprise ? Ou bien vous souhaitez trouver des fonds pour développer d’autres activités pour votre structure en phase d’expansion ou au stade de maturité ?

Alors, sachez que plusieurs options sont possibles pour financer votre projet entrepreneurial. De l’apport personnel aux investisseurs extérieurs, en passant par les prêts et les financements participatifs, vous avez l’embarras du choix. Cet article fait d’ailleurs le point sur ces différentes solutions de financement pour les entreprises. Mais encore, découvrez en prime comment monter un dossier de financement en béton. En tout cas, pour votre demande de financement, pensez à faire intervenir un courtier spécialisé en financement professionnel. Vous avez assurément tout à y gagner.

Financer son entreprise : les solutions envisageables

Que ce soit pour démarrer ou pour étendre son activité, une société a besoin de fonds. En effet, en matière de création, de reprise et de développement d’une entreprise, l’argent demeure le nerf de la guerre. Heureusement, les solutions de financement pour les entreprises sont légion. Tout de suite les détails.

Apport personnel

C’est une évidence ! L’apport personnel de l’entrepreneur constitue la première source de financement pour une création ou une reprise d’entreprise. Point de départ de votre projet entrepreneurial, un apport personnel se révèle d’ailleurs obligatoire. De fait, en tant que porteur de projet, vous devez apporter un minimum de fonds pour démarrer votre activité. En principe, cet apport en capital ou en compte courant d’associé doit représenter entre 20 % et 30 % de vos besoins financiers. Il permet effectivement de faire face aux premières dépenses de la structure (frais administratifs, honoraires de notaire…). En plus, ce fonds de départ reflète votre motivation, votre engagement et votre volonté. Il atteste également des efforts que vous êtes prêt à déployer pour le lancement de votre activité. De quoi convaincre et inciter les potentiels investisseurs et les établissements de crédit de vous donner un coup de pouce pour le développement de votre projet !

Bref, l’apport personnel est la première solution de financement pour les entreprises. Mais, il constitue aussi un levier important pour obtenir d’autres financements.

Investisseurs extérieurs

Bien évidemment, l’apport personnel est insuffisant pour permettre à l’entreprise de fonctionner comme il faut. C’est pourquoi il convient de le compléter avec d’autres solutions de financement. Faire appel à des investisseurs extérieurs s’avère donc primordial. Love money, Capital risque, Business angels, les options ne manquent d’ailleurs pas.

Love money

Comme son nom le laisse clairement entendre, le love money consiste pour l’entrepreneur à lever des fonds auprès de son entourage. Simple et efficace, cette alternative de financement vous permet ainsi demander à votre famille, vos amis, voisins, collègues et connaissances d’investir dans votre projet.

Le love money peut en outre prendre différentes formes : don, prêt d’argent et investissement en capital. Quoi qu’il en soit, pour éviter les désaccords futurs, il importe de mettre les engagements par écrit. Dès lors, si les dons font rarement l’objet d’un contrat, c’est une nécessité pour le prêt et la prise de participation en capital. D’une part, en cas de prêt d’argent, il faut impérativement procéder à la signature d’un contrat de prêt. D’autre part, en cas d’investissement en capital, la signature d’un pacte d’actionnaires est de mise. À défaut, il suffit de formaliser cette opération dans les statuts de la société.

Par ailleurs, pour persuader votre entourage, vous n’avez qu’à vanter les avantages fiscaux de cette démarche pour les investisseurs particuliers, notamment en cas de prise de participation en capital :

  • Réduction d’impôt sur le revenu (IR) de 18 % du montant des versements réalisés par le contribuable dans la limite d’un plafond de :
    • 50 000 euros pour une personne seule
    • 100 000 euros pour un couple soumis à une imposition commune
  • Réduction d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) de 50 % du montant investi dans la limite de 90 000 euros

Bien entendu, vous devez également présenter correctement votre projet à vos proches. Et ce, sans omettre de leur exposer les faiblesses du projet et les risques qu’ils encourent. Faites preuve d’honnêteté et de professionnalisme.

Capital risque

Pour augmenter les fonds propres de votre entreprise, vous pouvez aussi recourir au capital risque. Il s’agit d’un investissement au capital au profit d’une entreprise innovante et au futur prometteur. Cette solution de financement s’adresse ainsi aux structures en phase d’amorçage. Toutefois, elle permet également aux sociétés non cotées de bénéficier de fonds à un stade de développement où l’obtention de prêt bancaire est souvent difficile. De même, elle concerne les jeunes entreprises à fort potentiel de croissance.

Comme mentionné auparavant, le capital risque correspond à une prise de participation en capital réalisée par des professionnels ou des investisseurs. Pour cela, ces derniers peuvent souscrire soit des actions ordinaires, soit des actions à dividende prioritaire ou assorties de bons de souscription d’actions (ABSA). Sinon, rien ne les empêche d’accorder des avances en compte courant d’associé. Dans tous les cas, en plus des fonds qui peuvent atteindre plusieurs millions d’euros, ils mettent aussi à la disposition de la structure leur réseau et leur expertise. Quoi de mieux pour favoriser et assurer efficacement le développement de votre entreprise ! Dès lors, si vous avez des besoins de financement importants, vous avez parfaitement bien la possibilité de prendre contact avec l’un des capitaux risques suivants :

  • Société de capital-risque (SCR)
  • Fonds commun de placement à risque (FCPR)
  • Fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI)
  • Fonds d’investissement de proximité (FIP)

À noter que l’entrée au capital d’un investisseur est temporaire. Concrètement, le capital-risqueur reste en moyenne entre 3 et 7 ans au capital de la société. Et pour cause, son objectif est de réaliser des plus-values dans un laps de temps le plus court possible. Autrement dit, il prévoit une sortie du capital une fois que l’entreprise arrive à un certain seuil de rentabilité et est ancrée solidement dans son marché.

Business Angels

Le business angel est une personne physique qui investit une partie de son patrimoine dans une entreprise innovante. Ainsi, à l’instar du capital risque, il représente également une solution de financement pour les projets innovants à fort potentiel de croissance. Mais encore, il apporte des fonds via une contribution au capital de la structure. D’ailleurs, malgré une part minoritaire au capital (en général, inférieure à 20 %), il participe activement à la vie de l’entreprise. Cela, en partageant son réseau et en mettant son expérience et son savoir-faire au profit de la structure.

Néanmoins, par rapport au capital risque, le business angel a comme objectif de réaliser une plus-value dans un délai de 3 à 5 ans. En outre, il s’engage généralement en moyenne à hauteur de 50 000 euros. De ce fait, cette forme de financement est l’idéal si vous avez des besoins financiers peu conséquents.

Aides publiques et subventions

Effectivement, les pouvoirs publics (locaux, régionaux et nationaux) ainsi que les associations peuvent octroyer des subventions aux entreprises. Et ce, afin de les aider à tous les stades de leur développement : création, expansion, en cas de difficulté… D’ailleurs, ces organismes publics et privés ne se limitent pas à accorder des aides financières. Ils font également bénéficier aux entrepreneurs d’un accompagnement spécifique adapté à leur projet et leur situation.

Aides publiques

Mis en place par l’État, les collectivités territoriales et la banque publique d’investissement (BPI), les dispositifs d’aides publiques sont légion. Ainsi, parmi les subventions attribuées par l’État, l’on peut citer le NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise), l’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise), le CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise), etc. En ce qui concerne les subventions délivrées par les collectivités territoriales, elles diffèrent bien sûr suivant les localités. Il peut s’agir de subventions d’investissement ou bien de subventions d’exploitation. Dans certaines régions, des subventions à la création ou à la reprise d’entreprise sont aussi proposées.

Quant aux solutions de financement pour les entreprises développées par la BPI France, elles peuvent prendre plusieurs formes :

  • Prêt (crédit-bail, prêt sans garantie, prêt thématique…)
  • Prise de participation au capital (fonds d’investissement généralistes ou thématiques, fonds SPI…)
  • Aide et concours (aide au partenariat technologique, aide pour le développement de l’innovation…)
  • Garantie de financement (garantie innovation, création, transmission…)

La BPI France propose également des dispositifs d’accompagnement aux structures et créateurs d’entreprise. Il en est ainsi du Pass French Tech, de l’Accélérateur PME et de l’Ubimobility.

Dans tous les cas, il convient de s’assurer que le dispositif de son choix répond à ses besoins réels. De fait, certaines aides publiques sont destinées à des entreprises et des profils d’entrepreneurs bien définis. En outre, il importe de bien se renseigner sur les modalités d’éligibilité. En d’autres termes, vérifiez si vous pouvez bénéficier ou non d’une aide publique.

Subventions issues des organismes privés

Outre les aides publiques, vous pouvez aussi compter sur les subventions provenant des associations, fondations et autres organismes privés. C’est notamment le cas de :

  • L’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique)
  • Le Réseau Entreprendre
  • Le réseau associatif à but non lucratif BGE
  • Le réseau associatif France Active
  • L’association Initiative France

Il va sans dire que pour pouvoir obtenir ces subventions privées, il faut répondre à certains critères. De plus, vous devez monter un dossier de demande de subvention en béton. Quoi qu’il en soit, ces organismes privés ne fournissent pas uniquement des aides financières. Ils mettent aussi à votre disposition un accompagnement personnalisé (formations, conseils, etc.) et éventuellement un réseau de professionnels aguerris.

Prêt d’honneur

Le prêt d’honneur fait partie des solutions de financement les plus populaires en matière de création et de reprise d’entreprise. Il s’agit d’un prêt à taux zéro attribué sans garantie ni caution aux entrepreneurs. Ce crédit professionnel permet ainsi de renforcer l’apport personnel de l’entrepreneur et de financer une partie du projet. En particulier, les besoins en fonds de roulement (BFR), les investissements de départ et l’acquisition de matériels. Quant à son montant, il se situe généralement entre 2 000 euros et 50 000 euros. Toutefois, le prêt accordé aux projets innovants peut aller jusqu’à 90 000 euros.

Pour obtenir ce type de prêt professionnel, il suffit de s’adresser aux organismes ou réseaux privés qui en proposent. Tel est le cas du Réseau Entreprendre, Initiative France et ADIE. Mais, vous avez également tout à fait la possibilité de demander un prêt d’honneur à certains organismes publics comme la Caisse des Dépôts et Pôle Emploi. D’ailleurs, ces organismes publics et privés octroient des prêts d’honneur dans tous les secteurs d’activité : agriculture, recherche et développement, écologie, réinsertion… En tout cas, la demande d’un prêt d’honneur requiert de la patience. En effet, l’instruction d’un dossier de demande prend plusieurs mois (entre 3 et 6 mois).

Prêt bancaire

Le prêt bancaire figure à coup sûr parmi les solutions de financement pour les entreprises qui ont la cote auprès des entrepreneurs. Effectivement, il permet de financer les besoins d’une entreprise, quelle que soit la nature du projet : création, développement d’une activité, investissement… Mais, comme vous le savez surement, obtenir un prêt bancaire n’est pas une mince affaire. De fait, comme toute entreprise, les banques cherchent en général à optimiser leur rentabilité et à minimiser les risques. Aussi, pour mettre toutes les chances de son côté, il convient de ne pas négliger les points suivants :

  • Apporter des fonds propres
  • Comparer les offres proposées par différents établissements bancaires
  • Diversifier les sources de financement
  • Présenter un dossier de demande de prêt solide qui doit démontrer la faisabilité et la cohérence du projet ainsi que la motivation de son porteur

Quoi qu’il en soit, si vos besoins financiers sont importants, il est recommandé de passer par un courtier spécialisé en financement professionnel.

Affacturage

L’affacturage ou le factoring est la solution idéale pour financer les besoins de trésorerie immédiats ou à long terme d’une entreprise. Concrètement, il consiste en un transfert des créances commerciales de la société à un affactureur. Plus souple que l’escompte ou la loi Dailly, il s’adresse à toutes les structures, peu importe leur taille et leur secteur d’activité.

Pour mettre en place ce dispositif de financement, il faut signer un contrat d’affacturage avec le factor. Il existe ainsi plusieurs types de contrats en fonction des besoins de l’entreprise. Contrat d’affacturage notifié, de balance, sans recours, confidentiel…, c’est selon les exigences de la structure.

Leasing ou crédit-bail

Vous souhaitez financer votre investissement en matériels ou en équipements ? Alors, le crédit-bail ou leasing fera l’affaire. En pratique, il s’agit d’un contrat de location à durée déterminée conclu entre une entreprise (crédit-preneur) et un établissement financier (crédit-bailleur). Les avantages de cette forme de financement professionnel sont d’ailleurs nombreux :

  • Il promet une meilleure adaptation de l’outil de production et un avantage fiscal non négligeable
  • Il permet de financer entièrement les immobilisations
  • Le crédit-preneur n’a pas à apporter de garantie ou de caution personnelle pour en bénéficier

Crowdfunding et crowdlending

Le crowdfunding et le crowdlending sont des alternatives intéressantes pour financer son projet entrepreneurial. Il convient néanmoins de faire la différence entre ces deux formes de financement participatif.

Crowdfunding

Le crowdfunding est une solution de financement aujourd’hui très prisée des entrepreneurs. Ce n’est pas étonnant puisqu’il permet de lever rapidement des fonds auprès du grand public tout en faisant connaitre son projet. Il peut en plus prendre plusieurs formes :

  • Don (avec ou sans contrepartie)
  • Prêt (avec ou sans intérêt, en mini bons)
  • Investissement (prise de participation en capital, en obligations ou contre royalties)

Il va sans dire que pour lancer une campagne de crowdfunding, il suffit de soumettre son projet sur une plateforme dédiée. À l’instar de Kickstarter, Ulule, KissKissBankBank, Anaxago et Smart Angels.

Crowdlending

Le crowdlending ou prêt participatif est une solution de financement qui permet aux entreprises d’obtenir un prêt professionnel sans passer par les établissements de crédit. L’on parle aussi dans ce cas de peer-to-business (P2B) lending. Adaptée aux TPE, PME et ETI, cette forme de financement professionnel s’adresse en plus à tous les secteurs d’activité. À savoir le secteur agricole, immobilier, écologique ou encore technologique. D’autant qu’elle permet de financer tous les besoins d’une entreprise (ou presque).

Bien évidemment, pour effectuer un prêt participatif, il importe de se rendre sur un site de crowdlending. Il convient ainsi de s’y inscrire, d’envoyer un dossier de financement et d’attendre la validation du projet par les experts de la plateforme. Parmi les sites spécialisés dans le P2B lending, l’on peut citer Credit.fr, Wesharebonds, Unilend et Lendopolis.

Comment monter un dossier de financement ?

Quelle que soit la solution de financement que vous allez choisir pour votre entreprise, vous devez impérativement monter un dossier de financement solide. L’objectif est de convaincre les investisseurs, établissements de crédit ou organismes subventionneurs du sérieux et de la viabilité de votre projet. Ce dossier doit également mettre en avant vos compétences pour le mener à bien. Dès lors, pour garantir la réussite de votre demande de financement, celle-ci doit comprendre un certain nombre de documents et justificatifs. Il en est ainsi notamment du business plan. Cette composante essentielle de votre dossier doit inclure entre autres le modèle économique de l’entreprise, un prévisionnel financier et une étude de marché.

Outre ces documents, d’autres justificatifs relatifs au porteur du projet et à la structure sont également à intégrer dans le dossier de financement :

  • Statuts
  • Extrait Kbis
  • Trois derniers bilans et comptes de résultat (en cas de reprise d’entreprise)
  • Copie d’une pièce d’identité valide
  • Justificatif de domicile de moins de 3 mois
  • Curriculum vitae
  • Etc.

La nature de certains justificatifs inhérents à l’entreprise dépend donc avant tout du projet à mettre en œuvre. Dans tous les cas, il est vivement conseillé de ne rien laisser au hasard, pas même les plus petits détails. Il en va de l’acceptation de votre demande de financement professionnel.

Faire appel à un courtier spécialisé en financement professionnel : quel intérêt ?

Comme mentionné plus haut, l’intervention d’un courtier spécialisé en financement professionnel peut vous être d’une grande aide pour l’obtention de fonds conséquents. En tant que spécialiste du crédit professionnel, il va vous faciliter la tâche quant à votre demande de financement. Et ce, peu importe la nature de votre projet (création, investissement…) et de la solution de financement (subvention, prêt bancaire…). Il sert effectivement d’intermédiaire entre votre entreprise et les organismes de financement. Il n’y a rien de plus efficace en plus pour trouver facilement et rapidement la solution de financement qui correspond aux besoins et attentes et de votre structure. Et pour cause, il a une parfaite connaissance du monde bancaire et financier. De ce fait, si vous souhaitez diversifier vos sources de financement, faire appel à ses services est un réflexe à adopter.

En outre, grâce à ses connaissances approfondies sur plusieurs secteurs d’activité, le courtier saura vous conseiller sur le financement professionnel le plus approprié à votre entreprise. En cas de demande de prêt bancaire, il pourra également négocier les meilleurs taux auprès de l’établissement de crédit. Par ailleurs, il est de sa responsabilité de monter votre dossier de financement. Tout ce que vous avez à faire, c’est de lui fournir tous les documents et justificatifs qu’il va vous demander lors de votre prise de contact. Qui plus est, il ne manquera pas de vous tenir au courant de l’avancée de votre dossier. Pour ce qui est de sa rémunération, tout dépendra des résultats de sa démarche. Ainsi, en cas de succès, vous n’avez qu’à lui verser une commission de 1 % à 2 % du montant du financement obtenu.

comments
Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires