Reprendre un fonds de commerce, alternative à la création

Au lieu de créer une entreprise de toute pièce dans le but de son exploitation, il peut être judicieux de procéder à une reprise d’un fonds de commerce ayant le même objet et situé dans le même emplacement. Cette alternative présente de nombreux avantages, mais présente des exigences très grandes.

Nous vous les présenterons dans les lignes qui suivent, ainsi que les étapes principales d’une opération de reprise d’un fonds de commerce, et nous finirons par des conseils utiles qui vous accompagneront durant tout ce processus de la signature du bail des locaux jusqu’à la clause rachat effective.

Mais avant tout, il vous faut savoir quel est l’objet d’un fonds de commerce, afin de savoir exactement ce que vous devez vous attendre à obtenir en reprenant un fonds de commerce.

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Qu’est-ce qu’un fonds de commerce ?

Le fonds de commerce est un ensemble d’éléments corporels et incorporels qui permettent d’exercer un travail d’activité commerciale par un repreneur d’entreprise. Il s’agit principalement de :

  • La clientèle et l’achalandage dans l’emplacement ;
  • Les installations et agencements,
  • Le droit au bail commercial des locaux ;
  • Les marques et brevets ;
  • Le matériel et l’outillage.

Les stocks, les immobilisations, les créances, les contrats, les factures des fournisseurs et les dettes ne font pas partie d’un fonds de commerce. Toutefois, la transmission à titre d’acquisition des contrats de travail se fait obligatoirement avec l’exploitation du fonds de commerce dans l’acte de cession par l’acquéreur.

Étapes clés de l’opération

L’on peut dénoter huit étapes principales :

  1. Définition des éléments que vous souhaitez obtenir en reprenant un fonds de commerce par le vendeur, parmi tout ce que vous offre cette opération, ainsi que du type d’activité que vous souhaitez entreprendre.
  2. Estimation du budget que vous êtes prêts à injecter dans l’opération, en n’oubliant pas tenir compte des dépenses éventuelles de relance de l’activité.
  3. Prospection pour la recherche du fonds de commerce cible à racheter, en fonction des critères qui ont été définis dans la première étape.
  4. Diagnostic de financement et opérationnel des différents fonds de commerce cible et évaluation de leur valeur d’acquisition. Il vous serait judicieux de vous faire assister par un professionnel du secteur. Cette étape vous permettra de connaitre réellement vos cibles afin de vous assurer que la reprise est intéressante et opportune.
  5. Classement par ordre de priorité des cibles de fonds de commerce en intégrant les aspects opérationnel, technique et financier.
  6. Formulation de l’offre de reprise en commençant par la cible N° 1 et début des négociations, à l’issue desquelles un accord sera trouvé ou non.
  7. En cas d’accord, rédaction d’un protocole d’accord. Sinon, on passe à une formulation de l’offre et une négociation avec la cible suivante au classement.
  8. Élaboration d’un montage juridique et du financement de l’opération de rachat de fonds de commerce, qui sera suivie de la clause de mobilisation des fonds.
  9. Réalisation de la reprise du fonds de commerce et de toutes les démarches liées aux formalités pour un repreneur d’entreprise.

Avantages et inconvénients de la reprise d’un fonds de commerce

L’avantage principal de l’acquéreur est la possibilité de bénéficier des opportunités déjà acquises par le vendeur d’un point de vue commercial et opérationnel. Il y aura donc le fait de bénéficier d’un savoir-faire et des acquis commerciaux.

Cependant, la transmission à titre de reprise d’un fonds de commerce est une opération qui nécessite la mobilisation de ressources financières importantes qui sont de loin, très importantes par rapport à une création simple.

Conseils pour reprendre un fonds de commerce

  • Effectuer l’acte de cession du fonds de commerce dans une activité qui est maîtrisé de sorte à ne pas se méprendre lors des analyses d’opportunité et de l’estimation du budget.
  • Toujours intégrer dans l’estimation du budget, les dépenses de relance ainsi que certaines dépenses de restructuration, sans oublier les impondérables.
  • Se faire assister par un professionnel, lors des étapes de diagnostic, de signature, d’évaluation et de montage financier et juridique de l’opération de reprise, pour éviter des surprises désagréables. Un bon diagnostic doit vous permettre d’éviter les « mauvaises » affaires.
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