Quelles sont les meilleures mutuelles pour freelance ?

Comme les auto-entrepreneurs, les freelances ne disposent pas des mêmes privilèges que les salariés. En effet, assujettis au régime des travailleurs non-salariés (TNS), ils ne peuvent pas profiter d’une mutuelle d’entreprise pouvant leur porter assistance en cas de besoin ou de maladie. Pourtant, certaines solutions restent envisageables à l’image de la mutuelle. Mais qu’est-ce exactement ? Quels sont ses avantages ? Quelle est la meilleure mutuelle pour freelance ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce sujet dans cet article.

Couverture sociale pour freelances et salariés : les principales différences 

Une mutuelle est une complémentaire santé mise en place pour couvrir les frais de santé qui ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Elle peut s’accompagner d’une prestation de sécurité sociale à destination des enfants et du conjoint. 

Pour les salariés, les frais de santé sont pris en charge en grande partie (au moins 50 %) par la mutuelle d’entreprise. Les freelances et les indépendants, eux, paient de leurs poches les frais non remboursés, pourtant, peuvent être exorbitants.

Ainsi, à moins de bénéficier d’une assurance prévoyance pour travailleur indépendant, s’inscrire à une mutuelle freelance se révèle comme une évidence.

Depuis l’intégration de la sécurité sociale des indépendants au régime général de l’Assurance Maladie au 1er janvier 2021, les frais de santé des freelances sont désormais pris en charge au même taux de remboursement que celui des salariés. Cela concerne notamment :

  • L’indemnisation en cas d’accident professionnel ;
  • La prise en charge du traitement d’une maladie si celle-ci est liée à l’activité de freelance ;
  • La disposition des indemnités journalières d’arrêt de travail ;
  • La jouissance d’une allocation lors d’un congé de maternité ou de paternité.

En parallèle, les freelances peuvent également affilier les enfants mineurs à ces mutuelles. 

Pourquoi un freelance doit-il souscrire à une mutuelle ?

Contrairement aux salariés d’entreprise, la souscription à une mutuelle de santé complémentaire pour un freelance n’est nullement régie par une loi ou une obligation. Malgré tout, il est plus raisonnable de s’abonner à un tel service pour diverses raisons :

  • Lorsque votre emploi en tant que freelance reste votre principale activité ;
  • Quand vous exercez une activité de freelance en complément de votre activité et que le taux de couverture de la mutuelle collective est bas ;
  • Dans le cas où vous êtes freelance et ne faites pas partie des ayants-droit d’une mutuelle collective.

Dans le cas où le reste à charge de vos dépenses de santé est considérable, adhérer à une mutuelle pour indépendants se montre plus économique que l’acquittement du ticket modérateur, plus spécialement en cas d’hospitalisation.

Quels sont les critères pour trouver la meilleure mutuelle freelance ?

Pour trouver l’assurance santé qui convient à votre statut de freelance, certains points importants sont à prendre en compte :

  • Vos besoins ;
  • Votre situation personnelle ;
  • Votre budget ;
  • Les services complémentaires ;
  • Les taux offerts et les délais de remboursement ;
  • Le délai de carence (en cas de changement de mutuelle) ;
  • Les risques de surprime ;
  • Les garanties proposées ;
  • Etc.

La sélection d’une mutuelle ne doit pas seulement se baser sur le prix, mais surtout en fonction du niveau des soins réguliers auxquels vous avez l’habitude de procéder (soins optiques, ostéopathie, services dentaires…).

Quel est le coût d’une mutuelle pour freelance ?

Afin d’obtenir le tarif de la mutuelle freelance, le travailleur indépendant doit réclamer un devis auprès de celle-ci.

L’assurance définira ensuite un prix en fonction de l’âge du client, de son sexe, de son statut matrimonial, de sa localisation, du nombre des personnes bénéficiaires de l’aide, du niveau de couverture souhaité, etc. Le prix peut alors varier selon les compagnies d’assurance.

Cependant, certaines précautions sont de mise avant de choisir sa mutuelle, notamment concernant les prix d’appels pratiqués sur le marché. En effet, certaines mutuelles affichent des prix défiant toute concurrence, mais ils ne s’appliquent que lors de la première année de contrat. Il est ainsi conseillé de demander le prix de la prime pour l’année suivante. Sachez également que certaines aides complémentaires destinées aux freelances à faibles revenus font partie des offres proposées par les entreprises d’assurance à l’exemple de la CSS ou Complémentaire Santé Solidaire. 

Les freelances peuvent donc opter pour trois niveaux de garantie selon leur mutuelle de santé.

Le contrat basique

Il couvre la différence entre le tarif de base appliqué par la Sécurité Sociale et les frais de remboursement. Un contrat de base s’occupe alors de la totalité du reste à charge sur la plupart des postes de soins. C’est la meilleure solution pour les jeunes freelances ou entrepreneurs qui n’ont besoin que peu de couverture.

Le contrat intermédiaire

Cette offre est surtout destinée aux familles, aux retraités ainsi qu’aux séniors. Concrètement, le taux de remboursement est compris entre 150 % et 250 % des dépenses en soins. Cela peut aussi concerner la maternité, l’audition et la médecine douce.

Le contrat haut de gamme

Face aux frais de soins très élevés et qui sont rarement pris en charge par l’Assurance Maladie, ce type d’offre est la plus rentable. En effet, les remboursements peuvent atteindre les 800 %. Cependant, les cotisations réclamées peuvent aussi être très élevées. Cette offre correspond parfaitement aux TNS dont les dépenses en soins de santé demeurent importantes.

Les indépendants peuvent alors se tourner vers l’un de ces enseignes offrant les meilleurs services : l’ACS, la Maaf, le MMA ou encore Generali pour une offre adaptée. Par ailleurs, le freelance peut passer par un comparateur en ligne pour comparer les offres.

La loi Madelin : qu’en est-il vraiment ?

Comme l’auto-entrepreneur profite déjà d’un abattement sur son chiffre d’affaires, il lui est impossible de déduire ses cotisations annuelles.

Par contre, les freelances produisant des BNC (Bénéfices non commerciaux) et des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux) peuvent tirer parti de la loi Madelin. Ce dispositif leur permet de déduire les cotisations versées dans le cadre des revenus professionnels imposables, tout en les protégeant en cas d’arrêt de travail. Quelques conditions sont toutefois à respecter :

  • Le freelance doit être à jour sur le paiement des participations sur son assurance vieillesse ;
  • Il doit remplir les critères d’un contrat social et responsable.
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