Recruter en alternance : les erreurs à éviter

Depuis les aides mises en place par le gouvernement aux entreprises qui recrutent des apprentis, l’alternance a le vent en poupe. En 2021, le nombre d’alternants a dépassé la barre de 700 000. En plus des coups de pouce du gouvernement, les entreprises recrutant des étudiants bénéficient également d’autres avantages, dont une main-d’œuvre motivée, un nouveau souffle, un salaire moins élevé, car l’alternant est en formation. Toutefois, recruter en alternance exige certaines précautions. Quelles sont-elles ? Quelles sont les erreurs à éviter durant un processus de recrutement de jeunes alternants ? Sachez en effet qu’une erreur de recrutement coûte de l’argent à l’entreprise et peut nuire à son activité. Les réponses dans les lignes qui suivent.

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Ne pas définir les besoins de l’entreprise

Avant de recruter un alternant, définissez le poste que vous confierez à l’apprenti. Pour ce faire, vous pouvez vous faire aider par différents organismes :

  • Les chambres consulaires
  • Le conseil régional
  • Les organismes paritaires collecteur agréés
  • Les centres de formation d’apprentis ou les organismes de formation agréés.

En effet, les postes proposés aux apprentis doivent être conformes aux conditions de formation définies par le ministère de l’Éducation nationale.

Ne pas choisir le contrat d’alternance en fonction des besoins de l’entreprise

Une fois les besoins de recrutement définis, l’employeur doit choisir le type de contrat d’alternance répondant à ses besoins : contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation. Et pour cause, les jeunes visés ne sont pas les mêmes. De même, vos obligations ne seront pas pareils.

Ne pas varier les canaux de diffusion de l’annonce de recrutement

Les canaux de recrutement habituels (radio, télévision, journaux, affichages auprès des organismes de formation, y compris les lycées professionnels ou technologiques…) sont de bons moyens pour trouver des employés, mais dans le cas des alternants, ils ne sont pas l’idéal. En effet, les jeunes étant constamment connectés sur Internet, vous ne devez pas ignorer les plateformes d’emploi ou jobboard telles que Monster, Indeed, L’Étudiant…) pour l’embauche d’un apprenti.

Le recruteur peut alors trouver en quelques clics de nombreux profils correspondant au poste et peut passer rapidement à la prochaine étape : l’entretien d’embauche du candidat.

Ne pas être visible sur les réseaux sociaux

Les jeunes sont connectés en permanence sur les réseaux sociaux. On peut même dire qu’ils font partie de leur vie personnelle et professionnelle. Si vous cherchez à trouver de jeunes talents, vous devez publier vos offres sur LinkedIn, Viadeo, Facebook, TikTok…

Pour toucher ces jeunes, soignez votre page, soyez actifs en publiant régulièrement de contenus, des photos, des vidéos… Montrez que votre entreprise privilégie le bien-être de ses salariés et l’ambiance au travail. Les jeunes qui tomberont sur vos offres feront forcément des recherches sur votre entreprise.

Ne pas faire la promotion de la qualité de vie au travail

Les apprentis qui recherchent un emploi recherchent avant tout une entreprise dans laquelle ils se sentiront valorisés, à leur place… Ils sont plus exigeants que leurs aînés sur la qualité de vie et l’ambiance au travail. Lors du premier entretien de recrutement, montrez-lui un aperçu de l’environnement dans votre entreprise, ses futurs collègues, son manager pour qu’ils se sentent impliqués dans l’entreprise dès la phase de recrutement.

Par ailleurs, les jeunes apprécient les horaires flexibles, le télétravail, les sorties de cohésion… Si votre entreprise propose ces avantages, mettez-les en avant afin d’encourager les apprentis à rejoindre votre structure.

Ignorer le feedback des candidats

Une fois embauchés, les alternants feront partie intégrante des salariés de l’entreprise. De ce fait, lors du recrutement, ils devront également être traités comme tous les candidats à un poste. Autrement dit, s’ils ne sont pas retenus après l’entretien, ils méritent un feedback. Ces retours donneront une bonne image de votre entreprise auprès des jeunes talents et vous aideront à travailler votre marque employeur, essentiel pour attirer des talents.

Le feedback fait partie du processus de recrutement des alternants. Pourtant, le recruteur a tendance à l’oublier. Sachez cependant que l’ignorer est un manque de respect envers le candidat. Même négatif, un retour est important pour les candidats, car il leur permet de mieux préparer les prochains entretiens et d’éviter les mêmes erreurs.

Oublier les formalités administratives

Vous avez trouvé l’alternant. La prochaine étape est d’accomplir les démarches administratives afin de valider son recrutement. Pour ce faire, le contrat d’alternance doit être transmis à l’OPCO dont dépend l’entreprise dans les 5 jours ouvrables suivant le début de son exécution.

Pour information, seul l’OPCO a les compétences pour enregistrer les contrats en alternance auprès de la DGEFP (délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle). Il est également l’unique organisme qui s’assure du financement de la formation en alternance. L’OPCO dispose d’un délai de 20 jours à compter de la réception des documents qui constituent le dossier d’enregistrement pour statue sur la prise en charge financière de la formation en alternance. Si vous ne recevez pas de réponse au-delà de ce délai, cela veut dire que la prise en charge de la formation a été refusée.

Le contrat en alternance est rédigé au moyen des formulaires Cerfa FA13 pour le contrat d’apprentissage et Cerfa 12434 pour le contrat de professionnalisation.

Négliger l’intégration de l’apprenti

La réussite du recrutement passe aussi par l’intégration de l’apprenti. Dans cette optique, l’entreprise doit désigner un maître d’apprentissage (dans le cadre d’un contrat d’apprentissage) ou un tuteur (dans le cadre d’un contrat de professionnalisation) chargé d’encadrer l’apprenti pendant la durée de son contrat d’alternance.

La désignation d’un maître d’apprentissage est obligatoire. Pour le cas du tuteur, sa nomination est conseillée par les accords de branches professionnelles. Elle est définie par la loi.

Le maître d’apprentissage doit répondre à plusieurs conditions :

  • Être titulaire d’un diplôme ou d’un titre du même domaine que celui visé par l’apprenti et d’un niveau au moins équivalent
  • Justifier d’une année d’exercice minimum dans l’activité visée par l’alternant
  • Justifier de deux années d’expérience dans un poste ayant un rapport avec la qualification préparée par l’apprenti

Quant au tuteur, il doit justifier de deux années d’expériences professionnelles dans le domaine du titre ou du diplôme préparé par l’alternant.

Pour améliorer l’accompagnement de l’alternant, le maître d’apprentissage ou le tuteur peut suivre une formation auprès d’un CFA.

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